XVIII° – XIX° s : Limites communales

DE LA PARTITION AU RATTACHEMENT DES VILLAGES DE MAISDON. Les faits importants de la période révolutionnaire pour Monnières s’inscrivent dans le cadre des prémices et des évènements de la « Guerre de Vendée ». Derrière son curé Leprince la majorité de la population s’oppose à l’administration républicaine. Le prêtre “jureur” devra repartir tout comme le 15 mars 1793 la municipalité fuira à Nantes. Le château de la Galissonnière sert fréquemment de quartier général aux généraux vendéens. Cela peut expliquer : 1/ la « Partition » de Monnières en 1792. 2/ l’incendie du bourg et le passage des colonne infernales en 1793 et 1794.

1/ la « Partition au profit du Pallet » par « l’ Arrêté provisoire » du 6 novembre 1792 .

Nous voici au cœur de l’opération nationale dite du « resserrement des paroisses ». Il s’agissait en gros de supprimer les petites paroisses et de les intégrer aux grandes. Or Monnières était une très grande paroisse englobant la quasi-totalité de la commune du Pallet actuel. En 1792 la toute petite paroisse du Pallet ne comptait plus autour des

Les paroissiens de Monnières rive droite allaient à la messe à la chapelle St Michel.

ruines du château qui avait vu naître Abélard, que 192 habitants et devait en toute logique disparaitre. Mais c’était sans compter sans son curé « jureur » dénommé Leprestre, ami intime du premier évêque « républicain » de Nantes, Mgr Minée. Sans doute n’ est-il pas interdit de penser que c’est pour étouffer l’influence du Monnières trop «catholique», qu’à l’inverse du « resserrement», c’est la minuscule paroisse du Pallet qui englobe par” l’arrêté  provisoire du 26 novembre 1792″ toute la partie rive droite de la Sèvre à son profit. Monnières perdait (provisoirement croyait-il), outre presque les deux-tiers de ses habitants et sa chapelle Saint Michel (photo), les revenus du Port Domino.

Le père Clénet de la Maisdonnière était maisdonnais avant 1922

2 – 1er mars 1922 : en compensation le rattachement des villages de Maisdon.

Recherchant « compensation » Monnières réclamera, dès 1800 et pendant plus d’un siècle, en s’appuyant sur les revendications d’une majorité des villageois, le rattachement des villages de Maisdon très proches de son bourg : Maisdonnière, Ménodière, Cordouère, Hallopière, Moulin de la Bidière et Yolais. Revendication qui n’était pas sans logique. Le ruisseau busé sous la route du lotissement actuel des Salorges faisait limites communales.Et les plus anciens de ces villages se souviennent encore qu’il n’était pas rare que le corbillard emmenant le défunt pour sa sépulture à Maisdon doive passer devant l’église de Monnières.Longue démarche de rattachement, avec dans ces villages les “pour”, les “contre” et des moments difficiles tout au long du XIX° siècle. Et comme souvent c’est l’argument économique qui va finir par faire entendre raison à la majorité. A l’époque où beaucoup du commerce du vin se faisait en gare du Pallet, l’instauration des “acquits” de transports a été le déclic. Les vignerons des villages “maisdonnais” concernés  supportaient de moins en moins de devoir aller à Maisdon faire des acquits pour repartir ensuite vers le Pallet.Bref, le 1er mars 1922 le rattachement était voté

(Rédaction : Albert Méchineau)

Les variations des limites de Monnières

 

 

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