Roland Michel Barrin de la Galissonnière

Roland Michel Barrin, marquis de la Galissonnière, Lieutenant Général de la Marine - Chef d'Escadre - Ancien Gouverneur du Canada 1747.Maquette du Foudroyant réalisé pour la kermesse de Monnières 1956, soit pour le 200° anniversaire de la bataille de Port-Mahon.

ROLAND MICHEL BARRIN 1793 – 1756 – Le marin. Fils de Roland (page précédente), Roland Michel est né à Rochefort en 1693. Il est le plus célèbre des Barrin de la Galissonnière.

Capitaine de vaisseau en 1738. Dès 1751 l’autel de Monnières est orné le jour de la Passion d’un pavillon anglais, sans doute celui du brigantin capturé lors d’ un voyage aux Indes. Son fait d’armes : la bataille de PORT – MAHON ou de Minorque – 20 mai 1756 Sur ordre du Roi, à bord du “Foudroyant”, il escorte à la tête d’une escadre de 12 vaisseaux, quatre frégates, deux corvettes et 150 bâtiments de transports les 12 000 hommes du Duc de Richelieu qui ont pour mission de déloger les anglais de Minorque. L’amiral anglais Byng surgit avec

Maquette du Foudroyant réalisé pour la kermesse de Monnières 1956, soit pour le 200° anniversaire de la bataille de Port-Mahon.

13 vaisseaux et cinq frégates. Deux jours de manoeuvres pour conquérir le vent, quatre heures de combats, et Byng fuit vers Gibraltar (à son retour à Londres, il sera “arquebusé” au pied de son mât). La légende voudrait que les tribulations du combat ait amené le cuisinier du bord par empressement et hasard des mélanges à mélanger huile et oeufs, et servir une sauce nouvelle aussitôt baptisée du nom du lieu : “sauce mahonnaise” ( puis mayonnaise).

A son retour à Toulon, “le petit homme” est acclamé et 21 coups de canons tirés. Louis XV l’appelle à Fontainebleau pour lui remettre le bâton de maréchal. Roland Michel meurt en route à Montereau le 26 octobre 1756. (Albert Méchineau – Sources : “Roland Michel Barrin de la Galissonnière” Lionel Groux)

ROLAND MICHEL BARRIN 1793 – 1756 – Le gouverneur du Canada. A la tête de ses vaisseaux et notamment celui du Roy en 1739, Roland Michel Barrin se forge partout l’image d’un “homme éclairé, …, grand amateur de bien public”, remarqué pour la “pureté de ses moeurs” et son “exacte probité”. Guère étonnant qu’en 1747 il soit choisi pour remplacer le marquis de la Jonquière qui a été fait prisonnier. R.M. Barrin va laisser au Canada le souvenir du “…plus remarquable des gouverneurs de la Nouvelle France au XVIII° siècle”. Alors qu’en France on se désintéresse pour, selon les mots de Voltaire, “ces quelques arpents de neige”, et qu’en parallèle l’Angleterre mène un profonde politique de peuplement, R.M. Barrin élabore un plan de développement de la colonie : défense et création de forts (dont le fort Rouillé devenu Toronto), colonisation par l’agriculture de la région de Détroit “seul moyen d’empêcher les anglais de s’établir sur la belle Rivière (Ohio)”. C’est lui qui décide enfin la construction des remparts et de l’arsenal de Québec, et s’appuie sur les tribus indiennes dont les Abénakis “…nation la plus fidèle que nous ayons au Canada…” pour combattre les anglais. A son retour R.M. Barrin sera chargé par le Roy d’un Mémoire sur les colonies de la France. Sa mort en 1756, lui épargnera de connaitre la chute de Québec en 1759 et celle de Montréal en 1760. Illustration : croquis de Québec avant les fortifications décidées par la Galissonnière  – (par Albert Méchineau – Sources : “La Galissonière et le Canada” R. Lamontagne — Archives du Petit Séminaire de Québec) .)

Croquis de Québec avant les fortifications décidées par Roland Michel Barrin de la Galissonnière.

ROLAND MICHEL BARRIN 1793 – 1756 – Le botaniste. En 1726 une Ordonnance du Roy assujettit les capitaines nantais (le plus grand port d’Europe à cette époque) “… à rapporter des pays étrangers et des colonies françaises les graines et les plantes nécessaires au Jardin des Plantes médicinales établi à Nantes depuis 1688, et oblige les apothicaires de cette ville à en approvisionner le “Jardin de Paris”.

Ordonnance qui ravit R. M. Barrin passionné de botanique comme son père et son grand-père maternel. Déjà ce dernier, Michel Bégon, Intendant Général des Galères à Marseille, avait ramené des Antilles une plante charnue baptisé de son nom “bégonia”.

Son père Roland Barrin avait “en 1711 apporté à ses amis un arbuste exotique : le magnolia grandiflora… planté à la Maillardière des Sorinères…”. Le second d’une espèce un peu différente (magnolia grandiflora galissioneri) fut planté dans l’arboretum de la Galissonnière (notre illustration).

Le magnolia grandiflora galissonieri

R.M.Barrin quant à lui est en relation avec les plus grands scientifiques de son époque et sera nommé par le Roy en 1752 associé libre de l’Académie Royale des Sciences.

De ses voyages il fait parvenir pour les jardins royaux de Rochefort, Paris et “mon jardin de Monnières” ses échantillons de botanique. (Notre illustration : La Galissonière reçoit des chefs indiens le présent d’arbres de la Nouvelle France. Tiré de “Nantes Herbier des Iles”).

Les chefs Indiens remettent à la Galissonnière des plantes pour son "Jardin de Monnières".

Ses écrits font état par exemple de pruniers de Smyrne, cerisiers de Trézibonde, noyers des Illinois, chênes rouges du Canada, sassafras de chez les Récollets de Montréal, féviers des Amériques, thuyas et tulipiers de Virginie.

En 1846 des botanistes sont émerveillés par la richesse de l’arboretum de la Galissonnière et veulent en approfondir l’étude. Bois de valeur sans doute…Quand ils reviennent l’année suivante ils ne trouvent plus que des stères de bois prêts à la vente.

Ne semble subsister aujourd’hui que l’antique arbre de Judée en bordure du sentier palletais parmi les vignes du parc.

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